Chers amis
Nous voici parvenus au terme d’une campagne, digne d’intérêt et d’enseignements, celle des élections municipales et cantonales des 9 et 16 mars 2008.
Quelques remarques tout d’abord sur un drôle d’équipage, le nouvel équipage « Gouin - Aragneau ».
Oh, après-tout cette alliance n’est pas une réelle surprise !
Vous savez tout observateur istréen n’avait qu’à regarder simplement depuis des mois le Portail d’Arles, et les istréens aiment bien regarder leur Portail d’Arles, pour découvrir, à travers ce Portail, deux permanences jumelées ou voisines… Comme si les pierres avaient anticipé sur l’histoire locale.
Ainsi entre les deux tours, nos compagnons bâtisseurs, ou plutôt nos compagnons démolisseurs, ont simplement abattu le mur mitoyen. Il reste maintenant à attendre le verdict du peuple architecte. Et de notre point de vue, ce verdict sera sans appel !
Toujours à propos de l’équipage, remarquons qu’il ne s’illustre pas par une grande rigueur mathématique. 11% pour M. Gouin, 22% pour M. Aragneau et c’est Gouin qui est promu moteur principal de la liste ! Mon grand-père viticulteur, dans le sud, m’expliquait, lorsque j’étais enfant, qu’il plaçait toujours en tête de l’attelage le cheval le plus puissant !
Mystère donc pour cet attelage politique istréen !
Et puis il y eût tous ces petits accusateurs publics tapis dans l’ombre, qui évoquèrent les pseudos affaires istréennes, je les crois désormais mal placés pour continuer à nous donner des leçons de morale, quand leurs modèles de référence sont devenus, entre les deux tours, les créateurs d’un vaudeville inédit !
Et oui, nous sommes en plein théâtre de boulevard. Et le théâtre de boulevard, cela multiplie les effets comiques. Il y a donc un nouveau Pacsé à la sauce de l’ouverture présidentielle, sauf qu’avec ce gouvernement virtuel que l’on vous propose, le présumé président n’est plus que ministrable !
Et puis comme dans les bons vaudevilles, il y aussi l’amant éconduit, ou qui reste coincé dans l’armoire… Quel sort avez-vous fait M. Gouin à votre camarade socialiste ?
Car si je ne m’abuse, vous êtes encore à l’heure où nous parlons, un membre actif du Parti Socialiste…
Et oui, au PS, maintenant, en plus des « cartes bradées » ce sont les idées socialistes, qui sont en berne !
Et pour citer encore une fois, le Général De Gaulle, voici une fois de plus, « les hommes si lassants à voir dans les viles manœuvres de l‘ambition ». Mais, il y a fort longtemps, qu’à l’UMP, on n’entend plus la voix et l’on a perdu les références au Général.
Tiens, une dernière suggestion, adressée au nouveau tandem: faute d’avoir pris le temps de bâtir un programme commun, je leur propose un titre un peu ronflant pour leur liste. Entre le Courage et Istres avec vous, en amalgamant le tout cela pourrait donner le Courroux !
Oui, le courroux des électeurs istréens que vous semblez prendre, messieurs, pour des benêts… Et benêt, je pense que c’est un euphémisme, si l’on pense, avec affection, aux authentiques militants socialistes qui ont accompagné le PS, tout au long du premier tour, et qui viennent d’être passé pour pertes et profits, avec cette drôle d’alliance.
Cette alliance se veut d’ailleurs apolitique. L’apolitisme c’est le faux-nez classique de la droite, quand elle n’ose pas dire ce qu’elle est !
Et bien, voilà, après ce que nous pourrions qualifier d’écume des petits jours de marchandage, finalement le jeu politique istréen, est redevenu limpide !
Nous voici, bien en présence, d’un enjeu basique, la bonne vieille opposition entre deux listes, l’une de droite, l’autres de gauche.
Le rideau de fumée centriste ne parviendra pas à occulter ce combat, qui somme toute, clarifie l’enjeu politique du second tour.
Ainsi, nous nous adressons, sans complexes, à tous les citoyens istréens qui ont une sensibilité de gauche, et nous les appelons à nous rejoindre le 16 mars pour faire barrage au camp présidentiel, qui vient de nous refaire à Istres, le « coup médiatique de l’ouverture », avec un zeste supplémentaire d’hypocrisie, le supplétif porte ici le masque du leader !
Vous pensez bien, Mesdames et messieurs, que si la droite avait été en capacité de l’emporter, le représentant de Monsieur Sarkozy, ne se serait pas gêné pour prendre les rênes.
Car la politique, quand elle s’incarne, à l’heure de la nouvelle civilisation que prône le Président Sarkozy, demeure bien évidemment un jeu de rapport de forces, sans laisser aucune chance à l’angélisme.
Alors aux citoyens de gauche de notre ville, nous proposons d’abord de dépasser leurs inimitiés.
On peut comprendre la décision, voire l’amertume d’un leader, qui vient d’essuyer un cuisant revers électoral, et qui ne peut tout de suite admettre la victoire d’un rival… Mais je veux surtout inciter les électeurs de gauche, dont nul n’est propriétaire des voix, à faire le choix de la raison, dans la belle tradition de la civilisation des lumières, que nous sommes nombreux à porter.
Comparez avec lucidité et sérénité les programmes en présence.
Le programme du Grand Istres vise à défendre, sans ambiguïté, les services publics, de l’hôpital à l’école !
Nos concurrents ont eux, une seule obsession, réaliser des économies dans tous les services publics, y compris ceux de proximité !
Regardez ce qui arrive à l’école, avec une réduction drastique du nombre d’enseignants ! Et en plus, on affirme le redoutable principe du choix par les parents de l’établissement qui leur convient le mieux….
Et, on souligne, que cette prétendue liberté là, les parents ne peuvent pas l’exercer à Istres !
Alors, à quand l’implantation d’un établissement privé dans notre ville !
Aux citoyens de gauche, nous voulons dire aussi, que nous nous engageons, à prolonger sans relâche, la lutte contre toutes les inégalités que sécrète notre société !
Qu’il s’agisse des emplois précaires ou de la crise dramatique du logement !
Nous, nous n’amputerons pas les aides sociales, car la gauche porte fièrement la valeur de la solidarité surtout, lorsqu’elle concerne les plus humbles d’entre nous !
Nous ne célébrerons pas non plus ici, le culte des gagnants, comme si ceux qui perdent ou ceux qui souffrent étaient les seuls coupables de leur triste sort !
Oui, mes chers concitoyens, avec votre vote du 16 mars, vous donnerez à Istres, le signe du reflux d’une droite décomplexée et de plus en plus arrogante, d’une droite qui rêve de retirer la plupart des protections collectives, pour livrer les individus marchandises, parmi d’autres, au service d’une économie obsédée par la course aux profits !
Oui, mes chers concitoyens, et malgré le relatif échec au cours du XXe siècle des utopies de gauche, continuons de rêver et d’espérer ensemble en une société plus juste, plus fraternelle. Nous vous proposons d’ébaucher dans notre ville ce socialisme, qu’il faut nous faut donc réinventer pour nous et pour nos enfants, au moment, où nous venons de franchir le seuil du nouveau siècle !
Ainsi mes chers camarades, mes chers amis, peut-être, n’avez-vous pas remarqué, que ce dimanche 16 mars était le dernier dimanche d’hiver et que s’ouvrait ainsi, une fois encore, dans la semaine qui suivra « la promesse d’un printemps qui va naître ».
Et bien, pour nous, hommes e femmes de gauche, nous savons que le printemps aura toujours le même hiver à vaincre !
Et ce dimanche 16 mars, en confiant pour 6 ans, les destinées de notre ville à une équipe renouvelée de gauche, vous célébrerez aussi l’espérance en un avenir meilleur, pour le peuple de France.
Avec François, avec Nicole, avec leurs coéquipiers, Istres redeviendra une ville au cœur de laquelle peut encore s’ébaucher, dans la continuité, un avenir meilleur…
Mes chers amis, « le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », comme l’indiquait Jean Jaurès, dans son célèbre discours à la jeunesse ! Et bien le courage, ce dimanche 16 mars, sera de faire gagner la gauche à Istres, contre la pire des droites, celle qui s’avance masquée !