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Pour la défense des valeurs de gaucheLa semaine dernière dans un théâtre archicomble, dans une ambiance de conquête, je vous exhortai à lancer vos dernières forces dans la bataille, pour obtenir dès le premier tour, un score marquant les esprits ! Vous avez été tout simplement formidables ! Vous avez répondu superbement ! ce soir, encore vous êtes là , toujours aussi nombreux, puisque nous sommes plus de 900 à nous retrouver pour cette dernière ligne droite, je veux dire bien sûr une ligne gauche. Et j’en suis naturellement très heureux… Grâce à vous, nous avons atteint 42,85% des suffrages, niveau que beaucoup estimaient inaccessible. Et votre nombre très impressionnant ce soir, dans cette salle du théâtre, me conforte dans l’idée que nous allons dimanche, transformer l’essai pour faire gagner la gauche à Istres…
Le discours de Nicole Joulia
Le discours d’Alain Coto Le discours de Bernard Faure Émotion et remerciements Oui, ces 42,85% sont d’abord le fruit de votre mobilisation, car cette campagne électorale, nous l’avons partagée et nous l’avons réussie ensemble ! Oui, ces 42,85% m’ont ému personnellement car ils ont montré que la page du passé était définitivement tournée, et ils ont tracé le chemin d’une nouvelle aventure que les Istréens veulent vivre avec moi ! Ce score a aussi sonné les espérances de nos adversaires, qui chacun, drapés dans leur étiquette politique respective, pensaient flirter avec les sommets. Ce score a fait comprendre que, même en malmenant et maltraitant ma personne, le score de confiance était bien là , bien imposant… Pendant des semaines, sondages à l’appui, ils se sont répandus dans la ville, pour indiquer qui de l’UMP ou du PS arriverait largement en tête, car Bernardini disaient-ils, les Istréens n’en veulent plus ! Et au final, la sanction tombe : 11 petit pour cent pour Gouin, 22% pour Aragneau, 16% pour Detavernier. Cet éventail laisse éclater le jugement des Istréens sur la réalité de leur représentativité appuyée par un parti, face à un homme seul, absent depuis cinq ans. Leurs illusions se sont transformées en une amère déception ! Leurs fantasmes se sont évanouis dans une vérité de chimères ! Comme j’ai Istres tatoué sur le cœur, Istres me porte également dans le sien ! Je suis fier de mon équipe, que j’ai beaucoup remaniée, qui s’est fondue dans une complicité avec moi. Je suis satisfait que les circonstances démontrent de façon éloquente, que je ne l’ai pas trompée, comme ils peuvent l’être tout autant de ne pas s’être trompée en m’accompagnant dans ce combat. Mais ce n’est qu’une étape ! Une étape bien franchie, extraordinairement encourageante, mais seulement une étape… Car la ligne d’arrivée, est le seul témoin du succès ! Nous ne sommes qu’à quelques encablures ! Mettons toutes les chances de notre côté, Ne multiplions pas les marques de triomphalisme, Ne relâchons pas la mobilisation, Courons après les abstentionnistes et surtout…., surtout… Laissons faire nos adversaires ! Car mes chers amis, ils méritent le pompon ! Pour faire un tour supplémentaire, ils sont allés cueillir le chiffon rouge ! Pour que le manège continue ! Le baril de pétrole a dépassé les 110 dollars, Le dernier poilu vient de nous quitter, L’OM a perdu sa qualification européenne à Saint-Pétersbourg, Et bien ces nouvelles sont peu de choses face à l’incroyable scénario politique que mes adversaires ont élaboré cette semaine à Istres !!! Une expérience nouvelle qui réclame un brevet dans les plus belles élucubrations abracadabrantesques qui auraient volontiers inspirer un Coluche ou que railleraient le persifleur Bedos. Alors que la dignité aurait du imposer à chacun un possible retrait définitif, avec comme explication louable « Excusez-moi, je ms sui trompé, mes 11% ou 22% ne sont guère flamboyants », c’est personnellement la voie que j’aurai choisie… Alors que l’obligation politique aurait pu installer logiquement une triangulaire, permettant à chaque représentant de parti de poursuivre le combat avec ses propres couleurs… Voilà que deux apprentis sorciers, Gouin et Aragneau, délaissent leurs étiquettes politiques diamétralement opposées, oubliant que dans la France entière, le PS et l’UMP se livrent une bataille pour conquérir les mairies, prouvant délibérément que leur morale respective n’a qu’une place dérisoire, lorsqu’il s’agit d’un calcul personnel. Voilà que Gouin et Aragneau, que dis-je, Gouin, représentant du PS et Aragneau, leader de l’UMP, décident de marier leur intérêt. L’alliance de la carpe et du lapin. A vrai dire, même si cette formule me paraît résumer ce rapprochement contre-nature, je ne suis pas sur de la conserver, car en y réfléchissant bien, je ne saurai vraiment dure qui est la carpe, et qui est le lapin ? Car pour nager en eaux troubles, les deux me paraissent très similaires, et lorsqu’il s’agit de courir vite, Monsieur Laugier, dans son appel de la semaine dernière nous précisait, qu’à sa connaissance, il n’a trouvé à chacun que l’énergie de l’escargot. Alors puisque c’est Gouin qui a été choisi pour mener cette liste baroque et comme tout le monde sait que le cheval est le meilleur ami… de madame… j’ai dit le meilleur… pas l’unique…, que le centre équestre que j’ai construit est le jardin secret des Gouin, retenons le terme d’attelage plus à propos ! C’est donc cet attelage qui s’est composé pour ratisser les voix de gauche et les voix de droite. Pour les voix de gauche, le pari est bien ardu ! Detavernier, candidat socialiste officiel qui a devancé Gouin, s’est retiré de cette pitoyable union, conforme à son engagement énonce préalablement qu’il ne pourrait en aucun cas faire alliance avec Aragneau, préférant ainsi préserver l’honneur de ses convictions. Car les valeurs de gauche, Gouin n’a fait que les effleurer. Saisissant l’opportunité il y a quelques ois d’acheter une carte pour la modeste somme de 20 euros, Je vous avais dit que les commerçants du centre-ville éprouvaient de réelles difficultés… Le voilà casaque dorée, champion des socialistes ! Quelle mascarade ! Le voilà investi de l’Histoire de la gauche à Istres ! Quelle fourberie ! Après Jaurès, Blum, Mitterrand… voilà Gouin ! Est-ce vraiment sérieux ? Connaît-il seulement ce brave poulain, les manifestations en faveur du service public ? Connaît-il plus encore les luttes aux portes des usines ? Connaît-il l’atmosphère d’une réunion de section ? Connaît-il simplement le mot du sens militant ? Vous connaissez tous la réponse ! Bien sûr que non ! Les véritables socialistes, ceux qui ont fabriqué le vecteur de la gauche dans cette ville, sont outrés par cette imposture ! Les déclarations de Bernardin Laugier, figure istréenne par excellence, mais aussi d’Antoine Disdero, Claude Ecoffet, Raymond Lattanzio, Patrick Suarez, Achille Lacoste, Philippe Colonna, tous secrétaires de section successifs du Parti Socialiste à Istres… Les silences de Jacques Siffre, de Michel Caillat maires socialistes d’Istres sont autant de messages d’indignation devant cette usurpation ! Pour franchir la dernière haie, Gouin, avec ses petits 11%, compte sur le ralliement des électeurs de gauche, C’est mal les connaître, c’est peu les connaître ! Leur mariage avec l’UMP est un obstacle intangible, car l’honneur de la gauche ne se dissout pas dans un bidouillage personnel ! Et ce brave Aragneau, dans tout cela ! Fidèle à lui-même, jamais gagnant, cette fois-ci, il joue placé ! En espérant que les voix de droite seront plus dociles, comme si les cerveaux de droite restaient exempts de toute réaction. On peut comprendre qu’après s’être illusionné avec ses 51% aux législatives, il ait pu croire passer sous l’arc de triomphe, C’était tout de même oublier les 11% de 2001 et les 13% de 2006, qui l’avaient amené à l’écurie des recalés, Mais cette fois-ci, avec sa progression à 22%, il aurait pu, cravache à la main, galoper vers un autre destin. Et bien non, il se condamne lui-même à la place d’honneur, pire il laisse les rênes à plus mal classé que lui, laissant Gouin franchir la rivière tout seul ! Les électeurs de droite seront frustrés par ce manque d’ambition, beaucoup regarderont la course à la maison ! Oui, mes amis, je vous l’ai dit ! Laissons les faire ! Ils jouent pour nous ! Mais ce qui me paraît encore plus hallucinant que ce réveil baroque de deux personnages qui ruent pour faire leur chemin, avides d’un trophée qui leur échappe désespérément, c’est l’attitude de la Fédération socialiste ! Car si les hommes restent les hommes, avec leurs calculs, leurs turpitudes et leurs extravagances, un parti est le rempart à tous les errements, car il est fondé sur des valeurs. Il est l’aiguillage des consciences pour celles et ceux qui ont décidé d’y appartenir et d’y faire référence. Il est le cadre strict des comportements dans lequel tous ses acteurs partagent les mêmes convictions. Donner quitus à Gouin pour son mariage avec l’UMP, c’est travestir, c’est renier sa nature, c’est placer l’intérêt personnel au dessus des valeurs que l’on représente. Cette position est écoeurante ! A la question qui m’est souvent posée et que j’élude si elle n’est ni prioritaire, ni importante dans ma vie, à quand et comment votre retour au PS ? Je vais répondre ce soir ! Je vous le dis clairement. Jamais, non jamais, je ne retournerai pas au PS. Ce parti ne nous mérite pas ! Il s’assoit sur l’histoire d’une ville, balaye les 800 militants que nous avons réunis pendant tant d’années ! Il déconsidère les 16% qui se sont rassemblés derrière Detavernier et il enfonce une partie de ses représentants sur sa liste. Oui, mes amis, soyons de gauche, car c’est l’intime conviction de noter proximité avec les gens, Mais restons nous-mêmes, soyez avec moi, faisons les choses ensemble et cela suffira ! Notre humanisme, notre recherche de justice sociale, sont les leviers de nos comportements et c’est cette rectitude et cette droiture que nous pouvons donner fièrement des leçons à ceux dont le seul rôle est de préserver l’intérêt des citadelles ! La gauche c’est vous, la gauche c’est nous, nous n’avons que faire d’étiquette officielle qui ne sont que des lambeaux de petits pouvoirs ! Après cette petite touche idéologique, revenons à nos deux canassons ! Si cet appareillage burlesque nous choque, sommes nous réellement surpris ? Bien sûr que non ! Dans ma condamnation de l’attitude de la fédération socialiste, - dont le Premier secrétaire va enfin être élu, mais pas dans un secteur risqué, rassurez-vous, pas suicidaire l’ami Gégène -, Dans cette condamnation, donc il y a aussi le rejet de la phase préparatoire de cette situation, Car mes amis, elle ne tombe pas du ciel, On ne s’y joint pas par raccroc, Oui, elle est préparée depuis longtemps ! Et le principal artisan de cette bouffonnerie, n’est autre que Granié ! Ah le petit Gouin, on l’aime bien… Et pour cause, il peut bien servir ! On peut même lui piquer le stade d’Istres dans les mains ! Et ce Detavernier, qu’est-ce qu’il vient faire au milieu, il nous ennuie ! Aragneau a toujours été une solution de secours - décidément celui-là il est catalogué dans les seconds rôles – et comme personne ne peut contrecarrer Bernardini, imaginons qu’une union puisse le faire ! Aragneau a été courtisé, puis enrôlé, pour lui faire jouer les supplétifs ! Oubliés les moments où il demandait la démission de Granié en Conseil Municipal ; Oubliés les déclarations où il demandait – comme nous – qu’Istres soit autrement représentée au SAN Des réunions répétées se sont déroulées au SAN entre Granié et Aragneau pour sceller cette hypothèse. Pour son intérêt personnel Granié, - et quand je vous dis Granié, n’oubliez pas Raimondi -, a cramé Caillat, il vient de cramer Detavernier, rassurez-vous, nous l’aiderons à cramer Gouin ! Alors pour que cet attelage ait une petite chance de tirer le carrosse, sans hue et sans dia, il a fallu chercher une petite explication… « On laissera nos étiquettes politiques à la porte, on gèrera la ville comme on gère un Conseil d’administration ». Il y a des explications qu’il vaut mieux taire, tant elles sont foudroyantes ! A la veille de 2006, Caillat a eu une phrase maladroite, qui se révéla dévastatrice pour lui « Mon bureau n’est pas une annexe de l’ANPE »… celle de Gouin est tout autant ravageuse ! Gouin, soi-disant, champion de la gauche se voit avant tout agir, comme un patron d’une entreprise du CAC 40 ! Gouin, candidat au poste de Maire, pense qu’une ville se gère comme un Conseil d’administration, lieu où les chiffres priment ! Non, cher Gouin, une ville n’est pas un Conseil d’administration, car pour une ville, il faut avant tout, de l’humain Et c’est ce qui explique la différence entre vos 11% et mes 43% Et puis, ce qui est amusant dans cette course, c’est le commentaire du principal partenaire : Aragneau « Nous avons choisi le plus petit dénominateur commun ». On savait que Gouin n’était pas un étalon, mais de là à le transformer en bourrique ! « On a choisi Gouin parce qu’il ne fait peur à personne »… Ah, ça c’est sûr, ce n’est pas en se couchant devant le premier obstacle, que l’on va imposer son autorité ! C’est tout de même la première fois que je vois, au départ d’une compétition, l’un des principaux intéressés affirmer, presque qu’ils ont choisi le plus mauvais d’entre eux. Et ils le disent sans honte, presque naturellement, comme s’ils étaient sûrs de perdre ! C’est vrai que pour gagner, Gouin va devoir enfreindre les lois contre le dopage ! Et là c’est mal barré aussi ! Car il y avait un moyen de vitaliser sa candidature, c’était d’accepter le débat organisé par Radio Maritima et La Provence et retransmis par Canal Maritima. Il ne se sentait pas prêt, il a eu peur ! Il a déclaré forfait, il a préféré la dérobade ! Pourtant j’aurai accepté des modifications, s’il l’avait voulu Par exemple, l’exubérante Sophie, si cela avait été pour lui un stimulant, tant sa présence dans cette campagne est envahissante, - d’ailleurs on ne sait plus qui est candidat-, et bien si ses conseils avaient été utiles comme une balle d’avoine, cela ne m’aurait rien fait Et s’il avait fallu ajouter une conseiller technique, - au hasard Lévy -, pour passer les fiches réponses, j’aurai accepté ce trio face à moi… et bien non, ça a été un refus, Parce que Monsieur parle aux Istréens Presque comme un vrai grand Monsieur parlait aux Français ! Le débat est mort-né, Gouin nous a prouvé sa tripe, son courage… Il était difficile d’expliquer son alliance avec Aragneau… Le salut a été dans la fuite… en somme, nous le savions déjà ! La tête de liste « le courage » nous était déjà paru bidonnant, tant la vérité est loin de la réalité, ce sera plutôt « COURAGE, FUYONS ! ». Le Grand Istres, ce soir, nous n’en avons pas beaucoup parlé. Mais il est inscrit dans votre cœur. Il est la réponse que vous attendez Il est l’avenir de notre ville Il est la voie de vos espoirs ! Avec l’équipe que je vais diriger, loyale et disponible, avec votre participation pour avancer, une nouvelle aventure naît ce soir, elle sera confirmée dimanche ! Je renais avec vous, aussi ce soir, et vous confirmerez dimanche. Le rêve istréen ne demande qu’à prendre vie, à travers le Grand Istres. Donnez-lui votre force, je lui donnerai sa forme. Je vous remercie, Je vous aime, Vive vous, vive Istres. [ Vendredi 14 Mars 2008
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